Au sein de la Cité Plantagenêt, protégée par ses enceintes

Depuis 2003, le "Vieux Mans" est dénommé "Cité Plantagenêt" du nom de la dynastie Plantagenêt, famille royale anglaise originaire du Mans. Ancienne capitale provinciale du Maine et du Perche (du XVIe siècle. à la Révolution), cette balade dans dans les rues et ruelles du quartier historique de la ville du Mans offre une agréable balade dans le décor naturel de célèbres films de cape et d'épée (Cyrano de Bergerac, Le Bossu, L'Homme au masque de fer, Nicolas Le Floch…).

Fiche technique
Une randonnée Le Mans créée le mercredi 10 avril 2019 par Pauline72. MAJ : mardi 30 avril 2019
Durée Durée moyenne: 0h55[?]
Distance Distance : 2.91km
Dénivelé positif Dénivelé positif : 33m
Dénivelé négatif Dénivelé négatif : 32m
Point haut Point haut : 82m
Point bas Point bas : 53m
Facile Difficulté : Facile
Retour point de départ Retour point de départ : Oui
A pied A pied
Commune Commune : Le Mans (72100|72000)
Départ Départ : N 48.008643° / E 0.198747°
Carte Carte IGN (cliquez-ici pour commander) : Ref. 1719SB
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Description de la randonnée

Sur la Place des Jacobins, traversez l'Avenue de Paterborn pour rejoindre la Place du Jet d'eau. Départ au pied de l'escalier au niveau de la Fontaine des Jacobins (réalisation en 1853).

(D/A) Laissez l'escalier à gauche et longez l'enceinte de l'évêché qui entoure le chevet de la cathédrale jusqu'à la Rue Robert Triger. Vous passerez au niveau du jardin de la cathédrale où a été retrouvé une pièce de monnaie datant de la République soit plus de deux siècles avant J-C, des blocs de pierres pouvant atteindre 600 kg et dont certains proviennent de la cathédrale elle-même.

Prenez à gauche la Rue Robert Tringer et tournez à gauche sur le parking de la Place du Cardinal-Grente avant la Place Saint-Vincent. N'oubliez pas de faire un tour à gauche une fois la Rue du Château empruntée dans le jardin public où vous verrez des boulets tirés sur la ville lors de la guerre de Cent Ans.

Au n°3 de la Place du Cardinal-Grente se trouve la maison du Pèlerin. C'est la prolifération de coquilles Saint-Jacques sur le linteau de la fenêtre supérieure et le rampant du toit qui fait référence au pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle suivi par son propriétaire Jean de Couthardy et qui donne son nom à la bâtisse. À sa gauche, vous verrez au n°1 et 2 de la Place du Cardinal-Grente l'ancien « Grabatoire » qui accueillait les prêtres handicapés, actuel siège de l’Évêché du Mans depuis 1907. Dans le quartier sous la cathédrale, des maisons propriété de l'évêché accueillaient des dames galantes et le n°309 de ce quartier canonial possède une statuette d'évêque mais étant donné qu'il n'y a pas d'eau à côté de lui, ce ne peut être Saint-Julien.

En face, au dessus de la porte de la cathédrale, vous pouvez noter la présence de fleur de lys rouge en l'honneur du roi Charles VI devenu fou en la forêt du Mans en 1392.

Face à l'escalier des Pans-de-Gorron, adossé à l'angle de la cathédrale, s'élève un menhir. Ce plus ancien vestige est le survivant d'un ensemble de pierre (grès à sabalites) levées il y a plus de 7000 ans. Provenant sans doute de Sargé, c'est le symbole païen d'un culte de la fertilité. Ainsi, si vous désirez avoir une grande descendance, il faut faire un vœu en touchant son nombril. Haut de 4,55 mètres, le menhir est sauvé par Saint-Julien au IVe siècle qui le consacre au culte de la virginité. Lors de l'évangélisation du Maine, il est coiffé d'une croix, aujourd'hui disparue. À deux pas du menhir, une pierre plate, vestige d'un dolmen nommé « la pierre au lait » se trouvait jusqu'au XVIIIe siècle.

Prenez tout droit la Rue des Chanoines dans laquelle vous verrez au n°27 la Maison Saint-Paul, dite aussi « Maison à la Tourelle » ainsi qu'une demeure canoniale, l'Hôtel Saint-Jacques au n°26.

Descendez par les Escaliers du Tunnel à l'étage inférieur (vous surplombez la Rue Wilbur Wright) pour rejoindre à droite la Rue des Chapelains. Au cours du chantier de construction du Tunnel, la muraille gauloise quand la ville était la capitale des Aulerques Cénomans a été découverte de part et d'autre. Descendez dans la Rue des Pans de Gorron. En bas, à l'angle de la muraille, le trou en arcade est un ancien four à pain.

Tournez à gauche pour sortir de la cité historique par la Poterne de Gourdaine et longez le Quai Louis Blanc, qui borde d'une part l'enceinte romaine et la Sarthe de l'autre. Vous passerez devant la Tour des Pans de Gorron, la Tour Madeleine et l'emplacement de la Tour Hueau détruite (la trace arrondie au sol entre deux tours de la muraille) puis le Tunnel. À ce niveau, à la poterne du Tunnel, vous constatez un étrange aménagement : un escalier devant la muraille. Il conduit à la « Fontaine de l'Hopitau » qui est desservi par l'aqueduc romain des Fontenelles de Sargé. Elle se trouvait autrefois Place de l'hopitau, au centre d'un quartier démoli dans les années 70 pour dégager la muraille romaine.

(1) Face au Tunnel, tournez la tête vers la Sarthe. Ce pont et le pont en « X » qui se trouvait juste à côté ont été détruits au petit matin du 8 août 1944 par l'armée allemande en fuite lors de la Libération du Mans. Sous l'effet du souffle, les vitraux de l'Église du Pré (d'abord monastère d'hommes puis l'Abbabye Saint-Julien-du-Pré au lieu supposé du Tombeau de Saint-Julien, 1er évêque du Mans) ont été brisés à l'exception de celui du XVe siècle donné par Isabeau d'Hauteville, abbesse du Pré. Celle-ci apparaît dessus à genoux devant Saint-Julien qui pose sa main sur son épaule tout en réalisant le miracle de la fontaine. En effet, Saint-Julien aurait évangélisé la ville au IVe siècle en faisant jaillir une source au niveau de la Place de l’Éperon après avoir frappé la terre avec un bâton.

Une fois la Rue Wilbur Wright traversée, continuez tout droit jusqu'à l'Escalier de la Grande Poterne sur votre gauche. Au passage, vous pouvez remarquer les « trous de boulins » (trous dans lesquels s'appuyaient les échafaudages pour la construction de l'enceinte), la Tour de Tucé, la Tour des Ardents suivi de la Maison du Mouton et les arcades d'une ancienne grange médiévale.

Remontez l'Escalier de la Grande Poterne. En haut, tournez à droite dans la Rue de la Verrerie et montez l'Escalier de la Petite Poterne sur votre gauche. En haut de l'escalier, face à vous, à quelques centimètres du sol, vous verrez un petit blason en fonte qui porte des chiffres. C'est la hauteur par rapport à la mer. Vous trouverez aussi l'Hôtel d'Argouges. Tournez à droite et remontez la Rue Saint-Pavin de la Cité pour déboucher Grande Rue.

À l'intersection, sur votre droite, au n°97 Grande Rue, un cadran solaire est installé par Claude Chappe sur le mur de l'Hôtel Clairaunay. Plus loin, au n°105, c'est l'hôtel particulier Legras du Luart.

Descendez la Grande Rue sur quelques mètres jusqu'à l'Hôtel de Nepveu de Rouillon, demeure du XVIIIe (1768) très classique pour l'époque qui abrite un escalier du même style et actuelle maison des Compagnons du Devoir. À gauche, prenez la Rue Godart, passez la guérite de bois. Avant l'escalier, allez à gauche dans la Rue Saint-Flaceau dont les serrures ont la forme d'un cœur. Vous marchez ainsi le long de l'enceinte des Fossés Saint-Pierre qui aboutit à la Collégiale Saint-Pierre-la-Cour.

(2) Débouchez Place Saint-Pierre où se dresse l'Hôtel de Ville du Mans, construit sur les assises de l'ancien Palais des comtes du Maine. Au dessus de la grande grille figure le blason de la ville : une clef, 4 bougeoirs, 3 fleur de lys. Rejoignez l'Avenue de Rostov-sur-le-Don par l'Escalier des Ponts-Neufs juste à droite. Sur votre gauche, en contrebas, vous voyez une statue de Claude Ribot représentant Zeus enlevant Léda.

Tournez à gauche et remontez Rue de la Comédie jusqu'à la Place du Hallai. En vous retournant, vous apercevez une fenêtre bouchée sur le mur dans l'ancien Palais des Comtes du Maine. De même, au n°7 Place du Hallai, c'est la Maison du Pilier aux Lumières. Effondrée au début de la Seconde Guerre Mondiale, celle-ci a été reconstruite à l'identique par le couple Guilbert. Traversez la Place du Hallai et remontez la petite Rue du Pilier Rouge. C'est là que se tient la Maison du Pilier Rouge face à la Maison du Pilier Vert.

(3) Tournez à gauche et poursuivez votre chemin dans la Grande Rue où vous remarquerez de nombreuses pierres élevées au pied de certaines maisons. Elles servaient à protéger les façades de maisons du passage des charrettes. Au n°69 Grande Rue, il ne reste que la façade à pans de bois car la maison vétuste a été détruite.

De part son bas-relief au dessus de la petite porte d'entrée où dans le médaillon central est représentée Ève offrant à Adam une pomme au bout de son bâton (En fait, ce serait Bacchus et Ariane.), vous reconnaîtrez la maison d'Adam et Ève, dite encore de l'Astrologue, entre les n°69 et 75. Bâtie en 1520, la demeure est réputée pour avoir été la résidence de Jean de l’Épine, médecin de la reine de Navarre.

À l'intersection de la Grande Rue avec la Rue Saint-Honoré se situe la Maison du Pilier aux Clefs. Usez en face de l'étroit passage de la Cour d'Assé qui conduit Rue Saint-Pavin de la Cité.

Au bout de la Rue Saint-Pavin de la Cité, vous apercevez sur votre droite la maison suspendue, immortalisée par Robert Doisneau avec au premier plan une petite fille et son gros nounours. Tournez à gauche et descendez la Rue du Bouquet. Face à vous, c'est le portail de l'Hôtel de Vaux où dans le film « Cyrano de Bergerac », ce personnage est victime d'un accident lui coûtant la vie. À côté de l'Hôtel de Vaux, l'Hôtel Denisot a abrité l'artiste Nicolas Denisot, ami de Ronsard.

Poursuivez votre balade à droite Rue de Vaux et vous trouverez sur votre droite l'Escalier de la Pierre de Tucé. Avant la 1ère marche de cet escalier, devant lequel vous passez, vous voyez au sol une grosse pierre qui servait à délimiter d'anciens fiefs au Moyen-âge. Grimpez ensuite l'Escalier du Tunnel.

(3) Passez le Square Dubois au-dessus du Tunnel et continuez votre chemin Rue de la Reine Bérangère jusqu'à la Place Saint-Michel. Au passage, admirez : n°18-20 (maison des Deux Amis) et n°7-9-11 (Musée de la reine Bérengère constitué de la Maison du Drapier, de la Maison de l'Avé-Maria et de la Maison de la Reine Bérengère).

Une fois sur la Place Saint-Michel, admirez le n°1 soit la Maison de Scarron dont l'épouse, Mme de Maintenon, est connue pour avoir été la maîtresse puis l'épouse de Louis XIV.

Entrez ensuite à l'intérieur de la cathédrale par le porche royal qui s'appelle ainsi car le Christ s'y tient en majesté. Il est construit sur le flanc Sud dans l'axe de la Grande Rue (la Rue de la Reine Bérengère prolonge la Grande Rue), colonne vertébral de la ville ancienne, à l'occasion des travaux réalisés après l'incendie de 1134 parce que son axe était perpendiculaire avec la vieille ville. En effet, jusqu'au XIIe siècle, l'entrée s'effectuait par le grand portail de la façade Ouest, en face de l'évêché. Avant de pénétrer, par cette grande porte sur le côté, n'oubliez pas de jeter un coup d’œil sur la sculpture au dessus de la porte qui représente un cavalier normand. Le dernier personnage de la rangée la plus à l'extérieur sur votre droite, un barbu assis sur une sorte de trône, serait Geoffroy Plantagenêt.

Faites le tour de la cathédrale en suivant à gauche le déambulatoire. Au niveau du transept, à gauche, se tient la statue de Sainte-Cécile, patronne des musiciens, chef d’œuvre de la terre cuite mancelle. Lorsque vous êtes face à l'ancien grabatoire, au niveau de la petite porte de droite, c'est le vitrail Saint-Julien qui selon la légende a fait jaillir l'eau dans la cité lors d'une grande famine. À propos de vitraux, celui de l’Ascension est le vitrail le plus ancien dans sa cathédrale d'origine. De même, au milieu du vitrail consacré à Jeanne d'Arc, le porte-drapeau du 117e RI est représenté. Il s'agit de Maxime, le fils d'Albert Échivard mort pendant la 1ère Guerre Mondiale. Il figure dans un ensemble de cinq vitraux qu'il a créés avec Henry Morin et Julien Chappée. Dans la chapelle dite « des Anges Musiciens », 47 anges sont peints sous la voûte.

Terminez le circuit en rejoignant le Jet d'eau (D/A).

Points de passage :
D/A : km 0 - alt. 76m - Le jet d'eau
1 : km 1.09 - alt. 53m - Le Tunnel
2 : km 1.69 - alt. 76m - Hôtel de ville, ancien palais des comtes du Maine
3 : km 1.99 - alt. 76m - Le pilier rouge
D/A : km 2.9 - alt. 76m - Le jet d'eau

Informations pratiques

Vous rejoignez le point de départ (le Jet d'eau) depuis la Place des Jacobins où vous pouvez vous garer au niveau du parking souterrain payant.

La Maison du Pilier Rouge abrite les services du Patrimoine et un point d'information pour le public.

Nous vous conseillons aussi d'emporter avec vous les cartes IGN papier au 1:25000 de cette randonnée. Cliquez-ici pour les commander : 1719SB.

Soyez toujours prudent et prévoyant lors d'une randonnée. Visorando et l'auteur de cette fiche ne pourront pas être tenus responsables en cas d'accident ou de désagrément quelconque survenu sur ce circuit.

Pendant la rando ou à proximité

Les lieux principaux des événements familiaux de la dynastie Plantagenêt sont :
- La cathédrale Saint-Julien où eu lieu le mariage de Geoffroy avec Mathilde, le baptême de leur fils Henri, le mariage de Henri II avec Aliénor d'Aquitaine, l'enterrement de Geoffroy et les funérailles de la Reine Bérengère
- le Palais des Comtes du Maine, palais royal Plantagenêt où naquit Henri II qui s'y réfugia peu de temps avant de mourir et vécut ses dernières années de vie la reine Bérangère.
- À la Place de l'Ancienne Imprimerie Monnoyer fermée dans les années 1980, le musée « Carré Plantagenêt » accueille entre autre l'émail Plantagenêt. C'est une plaque de cuivre champlevée du XIIe siècle provenant de la tombe de Geoffroy V le Bel à la cathédrale Saint-Julien. Elle a été retirée in extremis de l'un des piliers de la nef par Louis Maulny avant que les révolutionnaires ne la réduisent à néant en fondant la plaque et retrouvée cachée après sa mort derrière une armoire. Pour sa réalisation, l'émail a d'abord été gravée (en lève le cuivre à l'aide de gouges et de burins) selon les motifs souhaités puis émaillée. Les champs évidés vont être remplis de poudre colorée humidifiée puis passé quelques minutes dans un four à 600°C. Il y a autant de cuissons (trois en moyenne) que nécessaires pour remplir tout les espaces.
- L'abbaye de la Piété-Dieu de l'Épau est l'une des dernières fondations cisterciennes de France. Basée sur un dépouillement architectural favorisant la médiation et l'élévation de l'esprit, elle fut fondée par la Reine Bérengère de Navarre en l'an 1229. Le gisant de la Reine Bérengère, souveraine dame du Mans, se trouve aujourd'hui dans la salle capitulaire tandis que son époux repose à l'abbaye royale de Fontevraud. Consacré en 1234, abbatiale est dédiée à la Vierge et à Saint-Jean-Baptiste. Au cours de la guerre de Cent Ans, en 1365, les Manceaux décident de l'incendier car ils craignent une invasion britannique. Pendant la Révolution française, elle devient une exploitation agricole et l'église abbatiale est transformée en grange. En 1959, le département de la Sarthe se porte acquéreur du lieu.

Place des Jacobins :
Sous la Place des Jacobins se trouve l'ancien vallon d'Iaac. Son nom provient des Jacobins, religieux de la grande famille des Dominicains qui ont construit un couvent vers 1219 à l'Est de l'actuelle place. Ce couvent et celui des Cordeliers existants tout deux sous l'Ancien Régime ont été rasés pendant la Révolution Française en 1808. Dessous, 5 charniers vendéens avec une soixantaine de corps ont été découverts à ce jour. Ils s'agit des morts de la bataille du Mans qui a eu lieu dans la nuit du 12 au 13 décembre 1793 alors que les Vendéens revenaient de la « Virée de Galerne ». Parmi ces charniers, les squelettes de l'un avec leurs restes de vêtements sont bien rangés tandis que dans une seconde les corps d’adultes et d'adolescents sont enterrés nus, pèle-mêle, essentiellement sur le ventre, avec de la chaux.

L'enceinte Gallo-Romaine :
Le Mans est aussi surnommée « ville rouge » au XVIIe siècle en raison de la couleur particulière de son enceinte gallo-romaine en partie conservée qui date de la fin du IIIe siècle (280-295). En effet, elle est construite sous Dioclétien pour affirmer la puissance impériale en briques de pierres de roussard liées par un mortier rose lui conférant cette teinte dominante : le rouge carmin. Avec Rome et Byzance (Istambul), c'est l'enceinte la mieux conservée de tout l'ancien Empire Romain. Avec 26 tours et de 11 portes, elle délimite un quadrilatère irrégulier de 450m de long sur 200m de large (périmètre de 1300 mètres). Douze tours, une porte et trois poternes sont encore visibles, notamment du côté des rives de la Sarthe.

Le Grabatoire :
Cet édifice avec ses deux tourelles naturelles à pans coupés a été construit en 1520 par Jean de Couthardy. Bien national, il fut l'ancienne résidence du gouverneur du Maine. Il accueillit Marie de Médicis et le jeune Louis XIII lors de leur passage au Mans en 1614.

Le tunnel des Jacobins :
Le tunnel des Jacobins est une tranchée réalisée au centre de la colline du Vieux Mans. Cet ouvrage est créé en 1873 par Eugène Caillaux.

La collégiale Saint-Pierre-la-Cour :
La collégiale Saint-Pierre-la-Cour est d'abord une église édifiée intra-muros au Xe siècle, à la suite des invasions normandes du IXe siècle. Elle est rebâtie par Henri II Plantagenêt en 1175 avant qu'elle ne soit de nouveau agrandie en 1267 avec le soutien de Charles III d'Anjou. Il s'agit de l'ancienne chapelle seigneuriale des comtes du Maine faisant partie de l'ensemble palatial comtal et royal. Dans la chapelle basse (seule chapelle qui subsiste) se trouvait la châsse de Sainte-Scholastique, sainte patronne du Mans. En 1354, pendant la Guerre de Cent Ans, Jean II le Bon (né en 1319 au Château du Gué-de-Maulny au Mans) ordonne la création de fossés autour de la collégiale, ce qui occasionne des infiltrations et provoque son inondation sur près d'un mètre de haut. La collégiale est alors comblée avec de la terre et du sable et des ouvertures pratiquées au niveau du niveau sol. Lorsque ce remblai est devenu inutile, il est retiré et les portes se retrouvent à environ un mètre du sol, ce qui nécessite l'installation de marches pour y accéder. C'est pourquoi, les paroissiens dénommaient « Notre-Dame-sous-terre » cette petite partie de l'édifice correspondant à la crypte de la collégiale.

Le Palais des comtes du Maine :
Le Palais des comtes du Maine abrite aujourd'hui l'Hôtel de ville. Des XIe et XIIe siècles, il ne subsistent plus que quelques murs et fenêtres romanes murées. La salle du gros pilier est installée dans une tour de l'enceinte du XVe siècle et la salle actuelle du conseil municipal est située sur les vestiges d'anciennes latrines. C'est là que vécut le Comte Geoffroy V, son fils Henri II (il y naît en 1133) et la Reine Bérengère après la mort de son époux Richard Cœur de Lion.

La Maison du Pilier Rouge :
Selon la légende, c'est la maison du bourreau qui essuyait ses mains sur ce pilier une fois sa tâche accomplie : une corde s'enroule sur le fût et sur le chapiteau, on distingue une tête de mort, un crucifix et une écrevisse. Dans la réalité, c'est impossible car il ne pouvait pas résider dans la cité en raison de ses tâches impures. En fait, c'est le commerce d'un artisan commerçant de canes à soules (ancêtre du criquet et du golf). Elle fait partie des sept édifices encore ornés d'un pilier d'angle, dit cornier, qui servait d'enseigne pour des commerces et dont le rôle était d'offrir un moyen sûr de se repérer.

La Cour d'Assé :
La Cour d'Assé doit son nom aux seigneurs d'Assé-le-Riboul qui au Moyen-âge tenaient ici les assises de leur juridiction. Ce passage donne une idée de l'étroitesse des ruelles qui serpentait dans les villes médiévales et on y comprend mieux le sens du mot « coupe gorge » et »coupe bourse ». Ce lieu garde également la mémoire des Vendées massacrés en 1793 au Mans à leur retour de la « Virée de Galerne ».

La maison suspendue :
La maison suspendue ou Maison-pont était constitué d'une pièce éclairée de deux fenêtres dans laquelle une famille entière vivait. Elle fut construite en 1792 à l'emplacement d'une église du XIe siècle et sauvée de justesse en 1977 lors de la destruction du café qui jouxtait afin d'y construire des logements HLM.

L'Hôtel de Vaux :
Restauré en 1993, l'hôtel de Vaux est édifié par le procureur du roi Mathurin Queslain en 1543. Il a été dressé sur le rempart gallo-romain et sa façade alterne frontons triangulaires et curvilignes. Le peintre Hervé Mathé qui a acquis les deux parties de l'hôtel en 1906 et 1920 y installe son atelier jusqu'à son décès en 1953.
À côté de l'Hôtel de Vaux, l'Hôtel Denisot a abrité l'artiste Nicolas Denisot, ami de Ronsard.

La Maison des deux Amis :
Au n°18-20 de la Rue de la Reine Bérengère, c'est la maison des Deux Amis dont le nom vient probablement des deux personnages se tournant le dos mais se tenant les mains sculptés sur le pilier central. Datant du XVe siècle, cette demeure à pans de bois et croisillon fut réalisée par Jean Dampmartin, architecte de la cathédrale. Elle est l'exemple type de la maison à pans de bois en encorbellement.

La Maison Scarron :
La Maison Scarron est une demeure du XIIe siècle, remaniée au XVIe siècle. Elle est flanquée d'une élégante tourelle polygale. La façade qui s'ouvre sur la Place Saint-Michel est éclairée de fenêtres à meneaux. Sur la corniche d'angle, une statuette au sourire moqueur (placée sous le signe du bouffon qui grimace à son pignon) rappelle que Scarron (poète burlesque du XVIIe siècle, auteur satirique mais néanmoins chanoine et infirme) vécut le calvaire de sa monstruosité physique. Aussi laid et nabot qu'il était pétrit d'intelligence, il eut pour épouse la jeune et belle Françoise d'Aubigné, plus connue sous le nom de Maintenon, l'épouse de Louis XIV.

La cathédrale :
La cathédrale se caractérise pour être la plus longue du pays (130 mètres de long) et une de celles qui a mis le plus de temps à être construite (5 siècles). Sa première construction a lieu de 1060 à 1120. En 1134, un premier incendie la dévaste puis un second en 1137. D'ailleurs, la cathédrale en porte le stigmate à côté de la nef (couleur orangée). La nef centrale couverte en bois est ruinée alors que les bas-côtés couverts en pierres ont résisté au feu. Il est décidé de refaire les piliers de la nef afin qu'ils puissent porter une voûte en pierre sur croisée d'ogives. Ainsi rénovée, la cathédrale est consacrée en 1158. Par la suite, le chœur roman du XIe est remplacé par une architecture gothique. À l'époque du gothique flamboyant, le transept est reconstruit (le côté Sud vers 1385 puis le côté Nord vers 1430) pour atténuer la différence de hauteur entre le chœur et le reste de l'édifice. Pour agrandir le chœur, le roi de France Philippe Auguste autorise en 1217 le franchissement de l'enceinte romaine sur laquelle elle s'appuie. Le splendide chevet gothique voit ainsi le jour. À propos de construction, il pouvait avoir jusqu'à 500 ouvriers au printemps et à l'automne sur le chantier qui travaillaient 6 jours du lever au coucher de soleil (pas le dimanche ni lors des fêtes religieuses). Les corps de métier étaient : maçon, mortelier (celui qui fait le mortier), porteur, manœuvre, charpentier, tailleur de pierre, imagier... Le manœuvre était payé 4 deniers par jour et le tailleur de pierres trois fois plus. Toutefois, il était payé à la pierre. C'est pourquoi, il laissait sa signature (la marque de tâcheron) sur sa pierre, tel une petite main par exemple.
Outre son lien avec la dynastie des Plantagenêt (mariage et enterrement de Geoffroy, baptême et mariage de Henri, funérailles de la Reine Bérengère), un événement littéraire est lié à la cathédrale du Mans. Le 15 mars 1543, à la cathédrale du Mans, se déroulent les obsèques de Guillaume du Bellay, général de François Ier, vice-roi du Piémont, décédés deux mois auparavant. Son secrétaire et médecin particulier Rabelais et Joachim du Bellay (21 ans) ont peut-être fait le déplacement mais rien ne l'indique. Comme d'autres grandes familles de la Renaissance, les Ronsard assistent aux obsèques. D'ailleurs, Pierre de Ronsard (19 ans) y assiste et son père est sollicité pour tenir un des coins du drap mortuaire. Le lendemain, Pierre de Ronsard reçoit la « petite tonsure » par l'évêque du Mans René du Bellay, en présence de son secrétaire Jacques Peletier dit Peletier du Mans (26 ans). C'est sans doute suite à cet événement que naît la Pléiade.

Depuis ce point central du Mans, de nombreux chemins sont dissimulés dans le sous-sol qui permettaient autrefois de le relier à d'autres points stratégiques de la ville.

Les termes :
Haut lieu de sociabilité des citoyens qui alliait détente et culture, les termes romains ont été utilisés en continu entre 50 et 270 après J-C. En raison de leur taille importante, il se classait parmi les plus grands établissements thermaux de la Gaule. Situés en dehors du périmètre prévu pour les fortifications de la nouvelle ville, ils sont détruits lors de la construction de cette enceinte et les pierres réemployés pour cet usage. Aujourd'hui, au sein d'une crypte archéologique sous l'école supérieure des Beaux-Arts, il ne reste donc que la partie technique des termes liée au chauffage et à la gestion de l'eau : sept salles sur une trentaine de mètres carrés avec des fragments de mosaïques réalisées selon les règles italiennes de l'époque par le peuple des Aulerques Cénomans.

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